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À propos du CJE

Notre histoire... les 10 premières années

1996 Incorporation

Témoignage d’un membre fondateur, Francis Côté :

« Dix ans déjà! Quel chemin parcouru au cours de ces années! Je me souviens, comme si c’était hier, des premières rencontres du conseil d’administration du Carrefour jeunesse-emploi de Laval. Tout était à faire nous n’avions ni local ni de direction générale, mais surtout, nous n’avions pas la moindre idée quels services un Carrefour jeunesse-emploi devrait offrir. L’embauche de Monique Sauvé, pour assumer la fonction de directrice générale de ce Carrefour, jusque-là fantôme, a certainement été le moment décisif dans la vie de l’organisation. Monique a su, et ce, dès son arrivée, surmonter toutes les embûches et bâtir un Carrefour jeunesse-emploi crédible, efficace, et surtout à l’écoute des besoins des jeunes.

Dix ans après mon passage au conseil d’administration du Carrefour jeunesse-emploi de Laval, je me retrouve à la direction du Réseau des carrefours jeunesse-emploi et je suis à même de constater le long chemin parcouru par le Carrefour. Je suis aussi en mesure d’affirmer, sans l’ombre d’un doute, que les Lavalloises et Lavallois peuvent compter sur les services d’un des meilleurs Carrefour jeunesse-emploi du Québec. »

1997 Ouverture officielle le 14 janvier et inauguration le 24 février

L’inauguration officielle du Carrefour jeunesse-emploi de Laval a lieu le 24 février 1997. De nombreux députés de la région sont présents ainsi que plusieurs de nos partenaires. La conférence de presse se déroule dans un coin vacant du local situé au 3, place Laval, bureau 10. Trois ans plus tard, cinq bureaux sont construits dans ce même espace. Les premiers résultats de l’année 1997 : 190 dossiers sont enregistrés. Les premiers partenariats se concrétisent et la première équipe du Carrefour compte sept personnes.

 

1998 à 1999 Expansion et points de chute

Dès 1998, nous voulons multiplier l’accès aux services. C’est l’époque des quatre points de chute sur l’île Jésus, avec des bureaux prêtés par les CLSC et Maisons de la famille, et notre intervenant « volant » qui se promène d’un endroit à l’autre au rythme des rendez-vous et des besoins des jeunes. Le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec voit le jour.

Au cours des années 1998 et 1999 les représentants du CJEL s’impliquent au sein de plusieurs organisations. Les partenariats se multiplient et l’offre de services se définit davantage. En 1998, le centre de documentation s’agrandit et nos locaux vivent eux aussi au rythme de l’expansion. La ligne « Info-Isep » voit le jour, avec comme partenaire la SQDM (Société québécoise de développement de la main-d’œuvre), et l’entente « Gestion de parcours » avec le gouvernement fédéral s’amorce. Nous sommes désormais ouverts le mercredi soir et le samedi matin.

Des agents des Centres travail Québec se rendent dans nos locaux pour accueillir et inscrire les jeunes au programme « Option ». Le Carrefour a des représentants qui siègent au Conseil régional des partenaires du marché du travail, nous participons au comité de mise en place du Forum jeunesse, nous avons un siège au conseil d’administration de la CDC (Corporation de développement communautaire) et nous assurons une présence au sein de trois conseils d’établissement.

En 1999, 71 % des jeunes, de passage au Carrefour, réussissent leur plan d’action. Cette même année, Emploi-Québec voit le jour et nous signons une première entente avec Emploi-Québec Laval pour l’orientation. C’est également l’année où nous recensons les ressources lavalloises en entrepreneuriat afin d’identifier l’espace non occupé pour le déploiement de notre propre service en entrepreneuriat.

2000 à 2001 Station Sainte-Rose, approche globale, entrepreneuriat, intervention psychosociale… et Solidarité jeunesse

Le nouveau millénaire nous donne de l’élan et favorise l’émergence d’une nouvelle intervention moins technique et d’une approche plus globale.

C’est la période où l’équipe se forme avec l’aide et l’expertise des partenaires du milieu afin « d’aiguiser » ses antennes pour reconnaître les problématiques psychosociales des jeunes. On affine notre connaissance des expertises présentes dans le milieu et on s’ouvre davantage à la référence. En 2000, 83 % des 2030 jeunes inscrits au Carrefour connaissent un succès. Les partenariats avec le Collège Montmorency et les Centres jeunesse font leur apparition et l’implication au Réseau provincial des CJE s’intensifie.

Le bilan des premières années de points de chute nous permet de constater un volume d’achalandage significatif à notre bureau temporaire du CLSC de Sainte-Rose. Ainsi, l’année 2000 nous fait vivre l’ouverture de la Station Sainte-Rose, la deuxième adresse permanente du Carrefour jeunesse-emploi qui ouvre ses portes aux jeunes Lavallois des quartiers plus au nord. Le service en entrepreneuriat pour la sensibilisation et le « prédémarrage » voit le jour cette même année alors que l’intervention psychosociale apparaît en 2001. L’équipe 2000 du Carrefour jeunesse-emploi compte déjà 17 personnes.

En 2001, nous signons une deuxième entente avec Emploi-Québec Laval pour la mesure « Jeunes volontaires » et nous développons une cellule de mentorat, avec l’appui de la Fondation en entrepreneurship, pour le « prédémarrage » avec notre service d’entrepreneuriat.

Le résultat des projets pilotes de Solidarité jeunesse justifie le plein déploiement de cette recherche-action à travers tout le Québec. En 2001, la tournée d’inauguration du ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, précède la mise en place dans les carrefours jeunesse-emploi et organismes jeunesse du Québec. À Laval, c’est au Centre de la nature que nous l’accueillons avec les jeunes et les signataires de cette première entente. Avec Solidarité jeunesse, c’est toute une nouvelle intervention pour la réussite socioprofessionnelle des nouveaux jeunes demandeurs de l’assistance emploi qui prend place.

2002 à 2003 Une plus grande Station Sainte-Rose, « focus groups » et « Partenaires de la jeunesse »

Notre premier petit local à Sainte-Rose ne suffit plus. Il nous faudra bientôt déménager pour offrir davantage de services. Six mois après notre arrivée dans le nouveau local, on compte déjà 54 % plus de rendez-vous et on assiste à une augmentation de13 % de l’achalandage. En 2002, 76 % des jeunes inscrits au Carrefour ont réussi leur projet d’intégration.

L’hiver 2002 fait vivre aux jeunes de Solidarité jeunesse une soirée de remise des diplômes pour leur réussite au projet. L’affichage sur les panneaux extérieurs et intérieurs des autobus de la STL pendant quelques mois répond à notre intention de visibilité.

Cette période marque aussi le début de projets liés au Fonds Jeunesse et Secrétariat à la jeunesse : « partenaires de la Jeunesse » ou l’élaboration d’un portail jeunesse, qui deviendra le site « Espace J », puis le projet d’aide au démarrage des coopératives jeunesse. Nouvelles nominations : la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux et la vice-présidence au Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec.

L’année 2003 marque notre volonté d’entendre les jeunes nous dire leurs besoins et leur satisfaction en regard de nos services. Cinq « focus groups » portant sur les principaux services et dirigés par un consultant externe valident nos bons coups et nous révèlent des recommandations stratégiques sur l’orientation de nos services. Le Carrefour est finaliste au Concours Dunamis de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval. Le 5e Congrès du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec se tient au Sheraton Laval, accueillant plus de 700 congressistes. Notre taux de succès atteint 79 % cette année-là et notre service d’intervention psychosociale affirme son identité avec une situation de temps plein.

L’équipe 2003 du Carrefour compte maintenant 24 personnes.

2004 à 2005 Artigue, « Je stage », « Jeunes au travail Desjardins », Défi de l’entrepreneuriat, centralisation des services et indexation du financement de base

Certaines actions sont guidées par les recommandations reçues lors des « focus groups » : ouverture le jeudi soir, en plus du mercredi soir, création de groupes d’échanges pour les jeunes entrepreneurs et consolidation de l’intervention de suivi. En 2004, 2804 jeunes s’inscrivent au Carrefour et le nombre d’interventions augmente de 14 %.

Au-delà des projets « Carrière-été », au fil des ans et de la « gestion de parcours », DRHC nous fait vivre un nouveau partenariat. Il s’agit du projet de Connexion compétences, « Je stage », qui permet à des jeunes sans expérience de vivre des stages rémunérés ou d’exploration vers un emploi. Un étudiant de notre service d’orientation représente la région de Laval au Séminaire international d’Artigue, à Bordeaux, en France. Et puis, le vent de Lanaudière souffle jusqu’à nous et jusqu’aux Laurentides avec le projet « Jeunes au travail Desjardins » qui voit le jour et qui permet une nouvelle alliance avec la Fédération des Caisses Desjardins pour le soutien à l’emploi d’été pour les jeunes. Le premier ministre lance le « Défi de l’entrepreneuriat jeunesse » permettant l’embauche de deux agents de sensibilisation à Laval qui travaillent au soutien et à la stimulation de la culture entrepreneuriale du milieu lavallois.

Au cours de 2005 nous devons faire un choix de services déchirant : la Station Sainte-Rose, avec ses coûts de structure et son achalandage, ne justifie plus l’existence d’un deuxième bureau. Le nombre de visites plafonne et les jeunes nous mentionnent préférer venir au 3, place Laval pour avoir accès à plus de services. La leçon est retenue. L’important pour les jeunes ce n’est pas l’accès, mais bien la diversité des services. La possibilité d’acquérir un deuxième local adjacent au bureau 10, toujours sur la Place Laval, accélère la décision. En mars 2005, le Carrefour jeunesse-emploi de Laval connaît un seul lieu. Puis, il y a l’arrivée d’une excellente nouvelle. Notre financement de base n’avait pas été indexé depuis cinq ans. À la suite des représentations du Réseau des CJE et à l’élaboration d’un argumentaire par son comité de financement, la nouvelle ministre de l’Emploi, Michelle Courchesne, comprend bien l’urgence de consolider notre action. Elle accepte donc notre demande et confirme, lors d’une conférence de presse tenue au CJE de Laval, l’ajout de 2 M$ par année pour les trois prochaines années. Nouvelle nomination : présidence au Conseil d’établissement de Compétences 2000. Le code de déontologie de l’équipe du Carrefour voit le jour, l’intervention de groupe en orientation pour la clientèle d’Emploi-Québec vit ses premiers succès.